En bref : en 2026, le loyer médian d’un logement loué vide à Paris est de 27,8 € par m² hors charges, selon l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (OLAP). Il atteint 29,8 €/m² pour les locataires récemment installés. Il varie de 25,2 €/m² dans les 13e, 19e et 20e arrondissements à 30,2 €/m² dans les 6e, 7e, 8e et 16e, et il est plus élevé pour les petites surfaces : 31,2 €/m² pour un logement d’une pièce. Ces médianes sont un point de départ. Le loyer d’un bien ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré applicable à son adresse, tant que l’encadrement des loyers est en vigueur (jusqu’au 24 novembre 2026, une prolongation étant en discussion).
Mis à jour le 12 octobre 2026. Sources : OLAP (données 2026), DRIHL Île-de-France (loyers de référence).
Prix des loyers à Paris en 2026 : les chiffres clés
L’OLAP mesure chaque année les loyers du parc locatif privé non meublé. Ses données 2026 donnent, pour l’ensemble de Paris, les valeurs suivantes (loyers hors charges, logements vides) :
| Type de logement | Loyer médian au m² | Fourchette (1er – 3e quartile) | Surface moyenne | Loyer mensuel médian |
|---|---|---|---|---|
| Tous logements | 27,8 € | 24,3 € – 31,6 € | 50 m² | 1 135 € |
| 1 pièce | 31,2 € | 27,4 € – 35,7 € | 26 m² | 790 € |
| 2 pièces | 27,4 € | 24,4 € – 30,5 € | 43 m² | 1 114 € |
| 3 pièces | 26,0 € | 22,6 € – 29,3 € | 65 m² | 1 629 € |
| 4 pièces et plus | 25,1 € | 21,6 € – 28,4 € | 103 m² | 2 432 € |
Ces chiffres portent sur l’ensemble des locataires en place. Pour les logements loués récemment, qui reflètent mieux le marché actuel, la médiane parisienne est plus élevée : 29,8 €/m².
Comment lire ce tableau : la médiane partage les logements en deux moitiés égales, la moitié se louant plus cher et l’autre moins cher. Un quart des logements se louent sous le 1er quartile, un quart au-dessus du 3e quartile. Plus la surface augmente, plus le prix au m² baisse.
Prix de la location au m² par arrondissement
L’OLAP regroupe les arrondissements parisiens en trois zones de loyers homogènes, déterminées statistiquement. Le tableau ci-dessous indique, pour chaque arrondissement, les loyers médians de sa zone, en € par m² hors charges, pour un logement vide.
| Arrondissement | Zone OLAP | Tous logements | 1 pièce | 2 pièces | 3 pièces | 4 pièces et + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Paris 1er | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 2e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 3e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 4e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 5e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 6e | 1 | 30,2 | 33,5 | 30,3 | 28,7 | 28,8 |
| Paris 7e | 1 | 30,2 | 33,5 | 30,3 | 28,7 | 28,8 |
| Paris 8e | 1 | 30,2 | 33,5 | 30,3 | 28,7 | 28,8 |
| Paris 9e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 10e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 11e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 12e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 13e | 3 | 25,2 | 29,3 | 25,7 | 23,3 | 21,8 |
| Paris 14e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 15e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 16e | 1 | 30,2 | 33,5 | 30,3 | 28,7 | 28,8 |
| Paris 17e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 18e | 2 | 27,6 | 31,0 | 27,3 | 25,9 | 24,6 |
| Paris 19e | 3 | 25,2 | 29,3 | 25,7 | 23,3 | 21,8 |
| Paris 20e | 3 | 25,2 | 29,3 | 25,7 | 23,3 | 21,8 |
À l’intérieur d’un même arrondissement, les écarts entre quartiers peuvent être importants. Pour affiner, l’OLAP publie aussi des niveaux de loyers de marché par quartier, et le loyer de référence de l’encadrement est fixé quartier par quartier (voir plus bas).
Et en location meublée ?
Les données de l’OLAP portent uniquement sur la location vide. En meublé, les loyers de référence fixés par arrêté préfectoral sont plus élevés que ceux de la location vide, mais le loyer reste plafonné au loyer de référence majoré « meublé » de l’adresse. Pour comparer les deux options, consultez notre guide location meublée ou vide à Paris.
Le plafond à respecter : l’encadrement des loyers à Paris
À Paris, le loyer d’un logement loué en résidence principale, vide ou meublé, ne peut pas dépasser un plafond fixé chaque année par arrêté préfectoral. Trois valeurs sont définies pour chaque quartier, selon le nombre de pièces, l’époque de construction et le type de location :
- le loyer de référence, en € par m² de surface habitable ;
- le loyer de référence majoré (loyer de référence + 20 %) : c’est le plafond à ne pas dépasser ;
- le loyer de référence minoré (loyer de référence – 30 %) : en dessous, le propriétaire peut demander une réévaluation dans certaines conditions.
Pour connaître les valeurs applicables à votre logement, utilisez le simulateur officiel de la DRIHL : il suffit d’indiquer l’adresse, le nombre de pièces, l’époque de construction et le type de location.
Un complément de loyer peut s’ajouter au loyer de référence majoré si le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort déterminantes par rapport aux logements comparables du quartier. Il doit être mentionné, chiffré et justifié dans le bail. Il est interdit pour les logements classés F ou G au DPE. Tous les cas sont détaillés dans notre article sur le complément de loyer à Paris.
Un propriétaire qui ne respecte pas le plafond s’expose à devoir rembourser le trop-perçu au locataire et à une amende administrative pouvant aller jusqu’à 5 000 € (15 000 € pour une personne morale). Pour aller plus loin : les règles de l’encadrement des loyers à Paris.
Que se passe-t-il après le 24 novembre 2026 ?
L’encadrement des loyers à Paris est une expérimentation créée par la loi ELAN de 2018 et prolongée par la loi 3DS de 2022. La DRIHL indique que la période en cours court jusqu’au 24 novembre 2026. Une prolongation de deux ans pour les villes déjà concernées a été annoncée par le ministre du Logement, et le texte doit être examiné au Sénat en octobre 2026. Au 12 octobre 2026, cette prolongation n’est pas encore votée : nous mettrons cet article à jour dès que la décision sera connue.
Même sans encadrement du niveau des loyers, Paris reste en zone tendue : la hausse du loyer lors d’une relocation ou d’un renouvellement reste limitée par un décret, prolongé en juillet 2026. Et les logements classés F ou G ne peuvent faire l’objet d’aucune hausse de loyer.
Comment fixer le loyer de votre bien en 4 étapes
- Partir du marché. Multipliez la médiane de votre zone et de votre nombre de pièces par la surface habitable. Exemple : un 2 pièces de 40 m² dans le 11e (zone 2) donne un point de départ de 27,3 × 40 = 1 092 € hors charges.
- Vérifier le plafond légal. Calculez le loyer de référence majoré de votre adresse avec le simulateur de la DRIHL, puis multipliez-le par la surface. Si ce plafond est inférieur à votre point de départ, c’est lui qui s’impose.
- Ajuster selon les caractéristiques du bien, à l’intérieur du plafond : étage et ascenseur, luminosité, vis-à-vis, extérieur, état général, équipements, performance énergétique.
- Confronter au marché réel. Comparez avec les annonces de logements équivalents dans votre quartier. Si votre annonce suscite peu de demandes de visite dans les premiers jours, le loyer est probablement trop élevé pour le marché.
Ce qui fait varier le loyer d’un logement à Paris
- La localisation fine : quartier, rue, proximité du métro. C’est le premier facteur, et c’est aussi la base du découpage de l’encadrement.
- La surface et le nombre de pièces : les petites surfaces se louent plus cher au m².
- L’étage, la luminosité et l’extérieur : un balcon, une terrasse ou une vue dégagée rendent le bien plus attractif.
- L’état et les équipements : cuisine équipée, salle d’eau récente, rangements.
- Le DPE : un logement classé G ne peut plus être mis en location depuis le 1er janvier 2025, les logements classés F seront concernés à partir de 2028, et le loyer d’un logement F ou G ne peut pas augmenter. Voir notre article DPE F ou G à Paris.
- Le type de location : meublé ou vide, avec des plafonds différents.
Les erreurs fréquentes des propriétaires
- Recopier le loyer d’une annonce voisine sans vérifier le plafond de sa propre adresse : de nombreuses annonces parisiennes dépassent les plafonds légaux.
- Ajouter un complément de loyer sans justification solide : c’est la première source de contestation par les locataires.
- Viser trop haut : chaque mois de vacance coûte un mois de loyer, que quelques euros de plus par mois mettent longtemps à compenser.
- Viser trop bas : une fois le bail signé, le loyer ne peut évoluer qu’avec la révision annuelle selon l’IRL.
- Oublier le DPE : un logement mal classé peut être interdit à la location ou bloqué en hausse de loyer.
Faire estimer le loyer de votre bien à Paris
Les médianes donnent un ordre de grandeur, mais le bon loyer dépend de votre adresse exacte, du plafond applicable et de l’état réel du logement. Les conseillers de l’agence Plusse Paris (10 rue d’Austerlitz, 75012) réalisent une estimation gratuite du loyer de votre bien, encadrement compris.
Si vous souhaitez déléguer la location, Plusse prend en charge la mise en location (75 % d’un loyer charges comprises) et la gestion locative (3,9 % TTC des loyers, sans engagement). Détail des offres sur notre page tarifs de gestion locative.
Questions fréquentes
Quel est le prix moyen d’une location au m² à Paris en 2026 ?
Selon l’OLAP, le loyer médian d’un logement vide à Paris est de 27,8 €/m² hors charges en 2026, et le loyer moyen de 26,9 €/m². Pour les locataires récemment installés, la médiane monte à 29,8 €/m².
Quels sont les arrondissements les plus chers et les moins chers à la location ?
Les loyers les plus élevés se trouvent dans les 6e, 7e, 8e et 16e arrondissements (médiane de 30,2 €/m²). Les plus bas sont dans les 13e, 19e et 20e (25,2 €/m²). Les autres arrondissements se situent autour de 27,6 €/m².
Combien coûte la location d’un studio à Paris ?
Pour un logement vide d’une pièce, le loyer médian est de 31,2 €/m² hors charges, soit environ 790 € par mois pour une surface moyenne de 26 m² (OLAP, 2026).
Où trouver le loyer de référence de mon logement ?
Sur le simulateur officiel de la DRIHL Île-de-France, en indiquant l’adresse, le nombre de pièces, l’époque de construction et le type de location (vide ou meublée).
L’encadrement des loyers s’applique-t-il aux meublés ?
Oui. Les logements meublés loués en résidence principale ont leurs propres loyers de référence, plus élevés que ceux des logements vides, et sont soumis au même plafond.
L’encadrement des loyers prend-il fin en novembre 2026 ?
L’expérimentation court jusqu’au 24 novembre 2026. Une prolongation de deux ans est en discussion au Parlement en octobre 2026. Tant qu’aucune décision n’est prise, les plafonds actuels s’appliquent à tous les baux signés jusqu’à cette date.
Sources
- OLAP, données de l’année 2026 (loyers du parc locatif privé non meublé, agglomération parisienne)
- DRIHL Île-de-France, loyers de référence à Paris
- Service-public.fr, encadrement des loyers